mardi, 18 septembre 2007
Comment j'ai été témoin d'un drame familial dans les chaumières...
Les faits énoncés ci-dessous sont réels et avérés et ne sortent aucunement de mon cerveau malade et avarié... Et j'ai la permission pour le dire ici.
V'la que je me trouvais dernièrement chez ma copine Gwendoline (les prénoms ont été changés) pour une invitation à dîner.
Gwendo, elle est mariée avec Bernard depuis au moins 15 ans. Ils ont 2 grumeaux de je sais plus quel âge (vu que les grumeaux et moi ça fait deux). Quand on les voit c'est l'archétype de la famille heureuse et bien sous tous rapports.
Chez eux ya de la moquette et du papier parfumé dans les toualettes.
Les grumeaux sont toujours propres et bien polis et bien élevés.
Donc, nous étions dans la chambre de Gwendo en train de nous tartiner la tronche de divers produits cosmétiques, pendant que Bernard était en train de préparer le dîner dans la cuisine.
Nous, on gloussait comme deux pintades et tout.
J'avise sur lit conjugal un truc qui sonne et qui vibre (nan c'était pas EAMIMI).
Je dit à Gwendo : ya ton portabeul qui sonne.
Elle, occupée à s'étaler copieusement une couche de gloss : ah nan, ça c'est pas le mien, c'est celui de Bernard.
Et là, elle se lève et elle prend le téléphone : c'est un sms. Attends je l'ouvre.
Moi : d'où tu lis les textos de ton mari toi ? C'est pas très correct.
Elle : nan mais si ça se trouve c'est son boulot, pis là il entend rien vu qu'il est dans la cuisine.
Du coup, moi j'ai regardé par-dessus son épaule pour lire le sms aussi (oué c'est bon me jetez pas la pierre non plus hein), et j'ai vu écrit CA :
TU ME MANQUES
J'AI ENVIE DE TOI
JE T'AIME
Et vu que Gwendo était à-côté de moi, ben ça pouvait pas être elle qui avait envoyé le dit-sms...
Elle s'est mise à changer de couleur comme un camélon.
Moi j'ai essayé de faire face à l'adversité avec beaucoup de courage : euh... ca tombe c'est une erreur hein..
Elle : nan c'est pas une erreur ! Ya marqué que l'expéditeur s'appelle "Nathalie". Donc, c'est pas une erreur pisque le nom est enregistré dans le portable.
Je me suis sentie un peu investie de la mission Sherlock Holmes et j'ai demandé : ben c'est qui alors ?
Elle : t'arrêtes de me poser des questions connes ? Comment veux-tu que je le sache ?
Moi : bon ben alors qu'est-ce qu'on fait ?
Et là, ma copine Gwendo, elle a fait un truc incroyable.
Sans réfléchir à la stratégie à adopter, elle a repris le portable, et elle a répondu CA :
MOI AUSSI
ON PEUT SE VOIR CE SOIR SI TU VEUX
JE SUIS SEUL
VIENS CHEZ MOI
J'ai hullulé : meuh tu vas pas envoyer ça quand même ???!!!
Elle : tu crois que je vais me gêner ! 'culé va !
La réponse est arrivée peu après :
REDONNE-MOI TON CODE
JE SUIS LA DANS 1 HEURE
Et Gwendo a re-répondu :
789A1
FAIS-TOI BELLE
JE VAIS TE FAIRE L'AMOUR COMME JAMAIS...
Moi, quand j'ai vu ça, j'ai dit : bon ben moi je vais y aller hein.
Gwendo : nan ! T'es invitée à bouffer ici. Tu restes !
Moi : euh... Ben nan... Vu ce que tu comptes faire. C'est un peu gênant.
Elle m'a dit : Bernard a fait des frites.
J'ai dit : Nan.
Elle a répondu : et en dessert ya du tiramisu.
J'ai dit : d'accord.
Entre-temps ya un autre sms qui est arrivé :
JE ME SENS D'HUMEUR BADINE CE SOIR
TOUTE A LA JOIE D'ÊTRE DANS TES BRAS
Gwendo elle a rugit : Saloooope !
Moi j'ai dit : faut être conne quand même... Ya plus personne qui dit "badine" de nos jours. Soit on dit qu'on veut niquer. Soit on nique pas du tout. Elle vient du fin fond de l'âge de pierre ou bien ?
Gwendo, elle a eu beau essayer de chercher, elle arrivait absolument pas à voir de qui il pouvait bien s'agir.
Alors, j'ai proposé qu'on aille se boire un apéro pour pouvoir éviter de penser...
Elle m'a épatée la Gwendo. Elle est restée calme et digne jusqu'au bout.
Elle s'est remis du gloss tout en marmonant : j'm'en doutais, j'm'en doutais, il était bizarre depuis quelques temps. Il me touchait plus...
On s'est installées au salon et on a demandé à Bernard de nous servir un coktail Joan Collins (c'était de circonstance).
Gwendo a fait son regard noir (çui qui fait peur).
Et Bernard il a dit : bon, ben j'vais coucher les grumeaux et on dîne ok ? Ca va être bon.
Gwendo a dit : oué, je pense que je vais me régaler !
Bernard a répondu : t'es en beauté ma chérie ce soir, ça te réussit quand Sonia est là. Elle t'as maquillée ou bien ?
Moi j'ai pensé : dans ta face Bernie ! Dans un moment c'est toi qui vas te faire maquiller... Et j'ai bu Joan Collins d'une traite.
On est passé à table.
J'ai regardé la pendule et les magnets sur le frigo.
Chaipas pourquoi mais j'étais en train penser que je vivais un grand moment de solitude...
Mais en même temps, terriblement excitée par la situation. Oué je sais. C'EST MAL !
Et pis ya quelqu'un qu'a sonné à la porte.
Gwendo s'est encore remis du gloss et a dit : tiens. Je pense que c'est pour toi chéri. Vas ouvrir...
Bernard surpris a répondu : ben non j'attends personne.
Elle : si si, je t'ai fait une sourprise...
Elle commençait à être bien bourrée la Gwendo. Vu qu'après le Joan Collins elle s'est fait tous les cocktails de Dynasty et Côte-Ouest réunis...
Moi j'en étais au JR et Bobby Ewing, vu que je préfère DALLAS...
Et ben le Bernie il a eu l'air content. Genre il s'est cru dans l'émission de Patrick Sabatier où ya la télé qui vient sonner à ta porte pour t'offrir un voyage et une nouvelle maison.
Dès qu'il s'est levé, nous, évidemment, on l'a suivi. Et moi je priais pour que ce soit pas un homme qui sonne... Si ça se trouve, c'était possible hein...
Bernard a ouvert la porte d'entrée...
Et il a été très déçu quand il a vu que c'était pas Patrick Sabatier avec toutes les mouches collées sur ses dents de devant.
Quand il a vu qui y avait habillée, maquillée, parfumée et coiffée de l'autre côté de la porte, il est devenu bleu, vert et orange en même temps...
La dentiste de la famille...
En pleine forme. Il lui manquait plus que les oreilles de lapin façon Play-Boy...
Moi j'ai dit : je vais changer mon protège-slip. J'vous laisse.
Je les ai laissés s'esspliquer.
Ca a été un gros drame.
Mais les tenants et les aboutissants font qu'elle a pardonné à Bernard...
Et je peux juste vous dire qu'il s'est assuré un bel avenir lui... Il va vivre des moments d'intense douleur.
Sinon, dès le lendemain, Gwendo qui connaît tout Paris, elle a banni la dentiste...
Aux dernière nouvelles, la dentiste vivrait dans le Gers.
Elle sèche dans le grenier.
Pendue par les pieds.
Dans la position de la chauve-souris.
15:20 Publié dans Le Club des Pintades-Gourdasses, Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (100) | Tags : tromperie, cocufiage, maîtresse









































