mercredi, 25 avril 2007
Aujourd'hui, Soso promène son derrière avenue Paul Doumer
Ce matin, dans un placard, je retrouve sous un tas, THE Robe que je comprends pas comment j'ai pu l'oublier sous le dit-tas...
Mimi comme tout, avé des p'tites fleurs roses. Taillée pour moi.
Donc légère et court-vêtue, je me regarde dans la glace et très fière et surtout trèèèèès sûre de mon effet : je sors !
Je promène le chien en long en large et en travers avé ma p'tite robe retrouvée sous le tas que j'ai pas compris ce qu'elle foutait sous le tas au lieu d'être dans mon armoire (et accessoirement sur mes fesses).
Pis, avant d'aller au bureau, je pars pour le garage Smart au Trocadéro pour récupérer ma voiture après sa révision.
Je prends donc le bus. Je décide de rester debout pour montrer à tout le monde que je porte une robe vraiment fabuleuse.
Avé des p'tites chaussures roses lacées sur la cheville, le tout est très chic, très frais, et surtout trèèèès stylisé.
J'arrive avenue Paul Doumer et je décide de regarder mon magnifique reflet de profil dans la glace d'une boulangerie ...Et là .... c'est le drame .... J'avise la chose suivante : la robe est entièrement décousue sur toute la longueur de mes fesses ! Maintenant je comprends pourquoi cette saloperie était lachement tapie dans mon armoire SOUS un tas !!!
Avec la canicule ambiante, comment voulez-vous que je sente le moindre souffle d'air indicateur du désastre hein ???
Courbée sous le poids de la honte, je me tiens tout l'arrière de la robe d'une main et pousse la porte du garage Smart.
Rasant le mur telle une reproduction Egyptienne, je demande où est ma voiture. Je paye illico-banco une somme astronomique pour laquelle je ne daigne pas même écouter les détails. Pour moi l'équation est simple : garage donner voiture à Soso (très vite) = Soso poser ses fesses dans sa voiture (très très vite) = plus personne ne pourra voir les fesses de Soso (inutile de préciser que ce n'était pas une grosse culotte Sloggi que je portais dessous, mais un simple string. Evidemment...).

Arrivée au garage en bas de mon bureau, même scénario. Je marche de profil en tenant un pan de ma traîtresse de robe dans une main. Toute trace de ma superbe était passée ...
A peine je rentre dans mon bureau de la mode, et Inès, ma collègue, me lance : Ooooooooh la jolie robe !!! Et là... je me retourne. Et là ... Elle rit. Elle rit beaucoup.
Je me jette sur le téléphone et hurle au responsable de l'atelier (car il ya parfois des avantages à travailler dans une maison de couture..) : Aaalbbbeeert, mon Dieu Suprême !!!!! Viens de me sauver !!!!! Tôaaa seul peut me délivrer de ce cauchemar : la moitié du 16è sud de Paris a vu mes fesses !! Et une bonne partie de l'avenue Paul Doumer aussi !! Ma robe est déchirée...
Albert-Zorro réparateur de fessiers arrive avec un grand sourire et ... un grand morceau d'étoffe ... Rose ... avec des grosses roses .... Et.... Il commence à me faire un pagne avec, histoire de protéger ma nudité pendant la réparation de la connasse de robe.
Je le regarde, piteuse et lui dit : Nan Albert, pas ça, s'il te plaît. je ne peux pas travailler en pagne... Ma boss va arriver dans 15 minutes et si elle voit que son assistante s'est transformée en prêtresse Grecque elle va vraiment croire que j'ai pété un câble. Alors non ça va pas être possible...
Albert me répond très vexé : Tu sais que c'est mon tissu préféré ?
Je dis que oui j'entends bien, que j'en suis très flattée, que moi aussi je l'aime bien son tissu, mais que bon je sais que je pourrai pas travailler en toge romaine.
Non, ça c'est pas possib'.
13:45 Publié dans Soso Boulette | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : smart, honte, robe déchirée, couture, humour, fil et aiguilles, lime à ongle








































