lundi, 19 mai 2008
Coup de gueule ! Mes poils sous les bras et moi, nous sommes heureux, merci.
Bon, aujourd'hui j'ouvre une page juste pour hurler un bon coup et après, promis, je vous cause du Cousin Mimine.
Au départ, je voulais ignorer les gens malveillants à mon égard. Car je suis consciente qu'ouvrir un blog, c'est s'exposer à la critique et aux agressions.
Qui critique : les gens qui n'aiment pas le contenu d'un blog, et on ne leur en veut pas, c'est légitime. A partir du moment où la critique est exposée calmement et intelligemment, et surtout dès lors qu'échange il y a.
Les guéguerres de la blogofille. Dans l'absolu, ça ne vole pas très haut. On se tire dans les pattes à coups d'allusions mesquines, on se surveille du coin du fil RSS, mais finalement ce n'est pas bien méchant. Dans les soirées, on se salue poliment et parfois on finit par se pardonner et s'aimer.
J'te recolle ma cartographie de la Blogofilles au cas où tu ne l'avais pas vue :
Nous trouvons également le troll de base.
Un être dépourvu d'identité, car laissant une adresse bidon lors de l'enregistrement de son adresse mail, du type jenaipa@jesaipas.com
Le Troll ne sait généralement pas écrire et fait une fôte par mot.
Et surtout, le troll arrive sur un blog en tapant : "comment ouvrir un blog tout nu" ou "la moule de Laure M.". Donc, en ignorant tout du ton habituellement employé par l'auteur du blog, et de la ligne éditoriale qui s'y pratique.
Au début, je laissais les trolls en pâture à Eamimi et elle s'amusait bien avec. Maintenant, je les ignore et les zappe dès le départ. Autant couper la mauvaise herbe dès qu'elle pousse non ?
Et je n'ai pas envie de passer par la modération des commentaires...
Mais, que faire, comment réagir lorsque c'est sur un torchon blog que l'on vous descend ? Que l'on vous attaque vous en tant que personne ? Que l'auteur du dit-torchon vous consacre un article complet rien que pour le plaisir de vous atteindre ?
Car l'on croit que dans la vraie vie, l'auteur d'un blog est exactement comme ce qu'il laisse transparaître de son monde virtuel...
Erreur.
Demander d'attaquer à l'homme qui porte des robes mais qu'est pas pédé... Et là va falloir le retenir de rentrer dans l'arène !
Je ne ferai pas le plaisir aux auteurs de les linker. Ca leur ramènerait trop de monde..
Alors figure-toi lecteur chéri, fidèle et adoré que tu es un niais.
Oui, niais parce que tu lis régulièrement LES CHRONIQUES DE SONIA, je cite : un Fleuron de la blogofifille à noeuds roses ayant conceptualisé sur un mode poussif de second degré l’expression “pintades gourdasses”, ce blog - glossé à la truelle - pratique un style haché menu, avec des kilomètres d’interlignes qui peinent cependant à masquer la vacuité du contenu… Non, ce n’est pas un crime d’écrire du vide avec ses pieds, et vice-versa.
Quoique : nulla poena sine lege, ok. Par conséquent, il serait peut-être bon de créer l’infraction suivante : “outrage public à la blogosphère par mise en ligne de contenu inexistant”.
Bon. Admettons que ce ne soit pas un crime. Ca donne malgré tout une idée du niveau de la blogofifille. Mais comme on a pu le constater au cours de l’année 2007, le veau français vote pour ce qui lui ressemble : du coup, Naboléon a été élu président de la république et Sonia a été élue miss Blog 2007. Triste France.
Que me reproche-t'on à part écrire du vide absolu et le néant total ???
Attention...
C'est très très grave :
Je suis accusée d'être HOMOPHOBE !
Oui.
Monsieur Gabriel, Eric, Nikholas, Nikos, Boy Toy, Alexis et consorts, je vous en prie, arrêtez de venir ici car je n'aime pas les homos, bi, lesbiennes, trans, etc...
Les ouikends du Vice à Lyon, ça devait pas être avec moi. Vous faites erreur.
Pourquoi tant de haine, te demandes-tu ?
A cause de cette expression que j'ai osé employer dans l'un de mes billets :
“Tu me vois me réveiller le matin dans un sac de couchage aussi bien coiffée qu’un dessous d’aisselles de gouinasse ??? Hein ??? Tu m’as vue ????”
Voilà.
C'est grave n'est-ce pas ?
Donc, plus de 150 commentaires visant à "me couper la tête" (texto) ou à m'élire "Miss Pétasse Homophobe 2008".
Je t'en remets une louche :
Ah ouais, on t’a vue, Sonia. On t’a vue te suicider en live avec cette vanne impardonnable. Pauvre nouille à la chatte d'hétéro pleine de toiles d'araignées.
On t’a vue t’abaisser à cette pitoyable facilité qui est le recours ultime des bloggeuses sans aucun talent, galérant dans la boue pour tenter de faire un trait d’esprit, et finissant par céder à l’appel du n’importe quoi versant dans l’inadmissible.
Notre envoyée très très spéciale est donc en deuil ce matin : elle a enterré sous des flots de bile vitriolée son sens de l’humour, qui ne survit pas à ce genre de dérapages.
Les gouinasses épilées et sexy t’envoient leur pensées assassines et joignent à leur salutations empoisonnées les voeux de frigidité éternelle des tarlouzes, des pédales, des goudous, des brouteuses de gazon et des folles perdues…
Le premier qui poste un commentaire du style “c’est pas si grave” sera lapidé. Ca se discute pas.
Je te mets également un florilège de ce que j'ai pu trouver dans les commentaires :
- rien qu’à lire ses billets, on sent que ça résonne… Tu sais, comme quand tu parles à haute voix dans une pièce vide. Et plus l’écriture est poussive, plus on risque de déraper en cherchant loin les vannes. Drame de la blogosphère féminine.
- Faudrait faire des recherches sur les aisselles des connes. Peut-être que Sonia acceptera de nous donner une interview ?
- Petit et minable, cet humour qui n’en n’est pas. Sale blogasse chauve des aisselles. Remarque, je me doutais que la connerie n’épargait ni les blogs, ni les miss. C’est confirmé en beauté !
Non pas que je sois aussi curieuse qu'un speculum... Je suis vraiment tombée là-dessus par le plus grand des hasards.
Voilà, je suis rhabillée pour l'hiver, au moins ça cachera mes poils sous les aisselles !
Ben oui, rappelle-toi, je t'ai dit qu'il y a plus de 15 ans j'avais fait preuve de lesbiannisation.
Ce doit être pour ça que je me sens proche d'elles non ? Les clichés ont la vie dure mes amis...
J'ai d'abord fait un tour rapide de mes connaissances aux divers horizons sessouels en leur posant la question suivante :
"Si j'emploie l'expression : je suis aussi mal coiffée qu'un dessous d'aisselles de gouinasse, est-ce que celà te choque ?"
A l'unanimité, la réponse a été NON.
J'ai même posé la question à la soeur de ma collègue. Une fille que je ne connais pas particulièrement. Elle-même homosessouelle et en couple depuis 15 ans. Elle a éclaté de rire en disant qu'elle se resservirait de ce terme.
Voilà, je suis donc jugée en place publique, pour avoir employé une malheureuse phrase qui ne visait absolument pas à exacerber ce contre quoi je lutte ardemment : l'homophobie.
Dois-je ajouter que mes amies homos et bi emploient elles-même cette expression à tout va ?
Et mes copains gay, en parlant d'eux, disent "pédé", est-ce que celà est choquant ?
Ca faisait 2 ans que ce billet était en ligne sur mon blog. Personne ne m'a jamais fait part d'une seule allusion à ce sujet. Et j'avoue que ça m'était sorti de la tête.
Aujourd'hui, j'en tombe des nues. Une telle agression, méchante, gratuite, mesquine. Alors qu'il aurait suffit d'un seul commentaire : Sonia, ton expression me choque et me blesse, peux-tu la retirer ?
Ce que j'aurais fait. Bien entendu. Cet espace virtuel ne visant pas à blesser qui que ce soit.
Blessée, moi je l'ai été.
Au point d'en pleurer tout le week-end. Parce que moi, la méchanceté je ne sais pas faire. Loin de moi l'idée de me poser en victime. Peut-être l'emploi de cette expression a été sommes toutes maladroite. Certainement qu'elle peut être mal interprêtée car sortie du contexte.
Au point de me demander si je devais fermer ce blog.
Remise en question de type : finalement, cette attaque me renvoie à ma propre médiocrité. La pauvre fille qui ne sait pas se faire aimer d'un mec, alors elle ouvre un Club des Pintades-Gourdasses où tout le monde pourra dire des méchancetées à-propos de ces vilains garçons qui font du mal à ces gentilles filles.
Peut-être une fille de 36 ans (oui) qui n'a tellement pas d'amour dans sa vraie vie, à part son chien. Alors elle tient à ce petit monde virtuel où les gens lui disent qu'ils l'aime car elle les fait rire.
Mais ça, tu n'avais peut-être pas envie de le savoir n'est-ce pas ?
'tain, j'ai besoin de vacances moi...
Eamimi, demande au KannellBullar Man comment on dit en Suédois : "Sexy Doctor invite-moi à Stockholm, j'ai besoin de changer d'air" ?
22:19 Publié dans Blogosphère, ton Univers impitoyable ! | Lien permanent | Commentaires (253) | Tags : troll, commentaire malveillant, blog torchon, laminage en direct, comment se faire aligner en beauté









































