jeudi, 29 mai 2008

Sonia et l'Homme très très très riche - Episode 1 : La Pintaderie-Gourdasserie LES ORIGINES DU MAL !

mmmm... Ca faisait longtemps que je t'avais pas raconté une belle histoire en plusieurs parties n'est-ce pas ?

Comme la dernière que j'avais postée ici avait eue pas mal de succès, alors je récidive, gnark !

Ya 15 ans de ça, chuis venue m'installer à Paris. J'arrivais de Beauvais dans l'Oise où que j'avais jamais rien connu de la laïfe. J'avais même encore un peu d'accent Picôrd lô...

A l'époque, j'étais juste une brave dindonne toute fraîchement débarquée de sa province où qu'on fabrique des éponges. Paris, la Ville Lumière tout ça, ben j'vais te dire ça me faisait plus peur qu'aut' chose. Même que... Tu vas pas le croire... Quand je prenais le métro, avant je dressais une liste avec tout ce que je portais sur moi : nom des vêtements, marque des godasses, protèges-slips tout ça (nan à l'époque je mettais pas de gloss, mais je me tartinais de fond de teint et je me maquillais avec une jolie truelle...). C'était au cas où je me faisais sauvagement agresser... Ma môman serait venu reconnaître le corps tu comprends...

Je travaillais pour mon cousin (pas Mimine nan... Ce cousin là j'ai fini par l'appeler "le connard" tout simplement...) dans une minuscule société. Franchement c'était grand comme une bouate à chaussures... Tu pouvais t'asseoir sur le trône, en même temps que tu pouvais répondre au téléphone et passer un fax.

C'était le temps où y avait pas de pécé, pas de mails et où les téléphones portables n'existaient pas. Même que quand tu rencontrais un mec qui portait un "BI-BOP" accroché à la ceinture, et ben c'était le roi du monde passque t'étais super impressionné !

Le BI-BOP pour les jeunots, c'est l'ancêtre du téléphone mobile. Un horrible gros truc vert et noir qui te permettait de téléphoner dans la rue UNIQUEMENT quand t'étais à-côté d'une borne spéciale... Perso, j'appelais ça "une cabine téléphonique mobile". Et en plus c'était hors de prix...

 

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Et à l'époque, faut que tu saches une chose : j'étais pas une Pintade-Gourdasse.

Incroyable nan ?

J'avais un chéri, qui était blond avec des z'yeux bleu. Qu'était très beau. Qu'était très gentil. Qui voulait m'épouser et me faire plein de grumeaux. Et même qu'on aurait eu une maison Phoenix et ça aurait été vachement bien !

 

Mais chuis allée vivre à Paris, passque les veaux, les vaches, les cochons, l'usine d'éponges qui pue, les champs de betteraves tout ça, ben j'en avais ma claque.

Moi je voulais de la violence et du sesse tu vois !

Et là, j'me suis retrouvée parachutée dans le monde de la sessoulité trépidante, des sorties la nuit avec des z'hommes qui aiment les z'hommes, et tout ça.

 

Et là, j'ai aussi rencontré : LE MAL...

 

Tout ça à cause de mon collègue qui s'appelait "Albert Miraculeux" dit " 'culé le Miraculé" (véridique...).

 

A suivre...