vendredi, 03 juillet 2009
Comment se débarrasser d'un patron pas gentil (et très raciste) ?
Quand chuis rentrée dans ma maison, j'a d'abord commencé à pleurer toutes les larmes qu'y avait dans mon dedans.
Pis après, quand chuis bien devenue toute desséchée, j'ai commencé à penser à un plan d'attaque.
Alors, j'a téléphoné à ex-chef adoré là-bas en Ibérie et j'y ai esspliqué la situation.
Il était scandalisé.
Pis après j'a appelé des gens qui connaissaient "Despote Premier" de son boulot d'avant. Et ils m'ont tous dit la même chose : il avait un GROS problème avec tout ce qui était de genre coloré et pas catholique...
Tu sais, en fait, si j'étais triste c'est passqu'on m'avait attaquée sur mes racines Africaines profondes, et ça m'était jamais arrivé.
Si j'avais eu des remarques du style que j'étais une assistante bien nulle qu'oubliait les rendez-vous, ou de filer les messages du téléphone, etc... OK, dans ce cas-là, j'avais qu'à accepter.
Mais là, c'était pas le propos, tu comprenâtes ?
Le lundi, j'arrive au bureau toutes voiles dehors, et avant "Despote Premier".
Dès qu'il a vu ma tête, il a compris que ça servait à rien de me demander un café (dans la face que j'y aurait mis la tasse !).
J'y ai demandé : j'peux vous causer ?
Il a répondu : oui, bien sûr... Si vous voulez me parler de ce qui s'est passé vendredi, et bien je vous prie d'accepter mes esscuz'. Les mots ont dépassés ma pensée.
Moi : ben c'est trop tard, c'qui est dit est dit !
Lui : mmmm... Paraît que vous avez déposé une plainte contre moi ?
Moi : ouais, et j'en suis très fière !
Lui : mais, ça risque de remonter à l'inspection du travail !
Moi : ben c'est le but hein...
Lui : nan mais vous vous rendez compte pour qui vous me faites passer ???
Moi : pas ma faute... Vous vous êtes mis là-dedans tout seul. C'est pas mon problème ! Vous m'avez accusée de faire du trafic parallèle. Si vous voulez, j'vous ramène toutes mes tatas. Mais j'vous préviens, elles sont un peu voyantes, ça risque de faire sapin de Nowel à l'accueil !
Fin de la discussion. En plus, il avait une attitude genre ancien comptoir colonial... Il lui manquait plus que la saharienne et un grand éventail agité derrière par 2 esclaves dociles...
Par la suite, j'ai été convoquée chez la DRH.
Elle voulait absolument que je retire ma plainte.
J'ai dit : hors de question !
Pendant ce temps-là, le Cousin Mimine, il était dans les starting-blocks. Il a falliu que je le force à rester là-bas dans le sud. Passque vois-tu, il était prêt à prendre le premier train pour Paris afin de (je cite) : lui démonter sa tête.
"Despote Premier" m'a convoquée de nouveau, et m'a dit : vous voulez quoi exactement ? Je vous ai déjà présenté mes esscuz', et pis oui j'me suis renseigné, c'est vrai que vot' famille a des sous. Je savais pas...
Moi : que vous me fichiez la paix ! Je laiisse ma plainte pendant que je cherche un nouveau boulot, ou sinon je demande qu'on me recase momentanément dans un aut' service.
Lui : ah non, vous changez pas de service ! Comment je fais moi sinon ? Pis si vous cherchez un nouveau boulot, vous devriez postuler chez ******, c'est multi-culturel...
Moi : gné ? Vous avez dit quoi là ??? Multi-culturel !!! Ca veut dire que chez *****, ils embauchent que des noirs et des arabes ?
Là j'étais tellement outrée que chuis sortie du bureau en claquant la porte.
Pis il était bien embêté car j'étais toujours aussi impossible à virer... (motif : mon assistante est Africaine, hu hu).
Et aussi j'avais plein de gens avec moi dans mon combat contre le tyran.
Notamment, une charmante jeune femme, de confession Israélite, qui avait décrété depuis quelques mois qu'elle (je cite) : je ne veux plus faire de réunions avec un type qui sort des blagues antisémites ! Mes grands-parents sont morts dans les camps, merde !
A partir de ce moment-là, j'ai continué à faire mon travail, mais le strict mimimum. Toujours irréprochable niveau boulot, mais en respectant les horaires de la convention collective à la lettre, pas une minute de plus (et j'ai horreur de ça, d'habitude je ne suis vraiment pas du genre à regarder ma montre).
Un beau jour, j'ai fini par trouver un travail bien dans une société super et avec des gens géniaux. Ce qui me plaisit étant que tout le monde y était différent, étranger, parlant anglais pour pouvoir collaborer et surtout : aucun jugement de race, de religion, de couleur de peau ou d'orientation sessouelle ! (Ouais, je t'ai épargné les commentaires homophobiques de ce Monsieur...).
Mais avant de partir, j'ai asséné un dernier coup de grâce à "Despote Premier".
Il me dit : vous oublierez pas de rendre votre "objet qu'on vous prête momentanément pendant que vous bossez dans la société, et qui coûte quand même 12 000 €".
Moi (le nez en l'air) : nan.
Lui : comment ça non ? Vous n'allez pas le garder tout de même ?
Moi : ben si. A vous de voir... J'veux pas de cadeau de départ de toutes façons !
Sachant que la plainte courait toujours...
Il a pas eu le choix.
Pis j'ai aussi organisé un déjeuner de départ avec juste 20 personnes dans un super restau. On s'y est bien rincé le gosier, et évidemment que j'ai invité que les gens que j'aimais bien.
J'y apporte la note.
Il me dit : c'est quoi ça ? Ah vous faites vos déjeuners de départ toute seule ?
Moi : ben ouais, ça revient moins cher qu'un pot de départ avec toute la société, et c'est surtout bien moins hypocrite qu'un éventuel discours de votre part...
Le jour où je suis partie, il a osé me dire : ben, si vous voulez on peut aller déjeuner enemble ?
Je l'ai fusillé du regard et je me suis économisée de toute réponse, tu comprends bien.
Il m'a convoquée une dernière fois dans son bureau, et il m'a dit de façon très solennelle : ben, vous pouvez garder l'objet, mais c'est vraiment la mort dans l'âme que je vous le laisse hein ! Et surtout, puisque vous avez des sous, vous direz que vous vous l'êtes payée toute seule...
Moi : pas de problème. Salut !
Après moi, il a embauché une Antillaise... Pour soit-disant calmer le jeu et prouver qu'il n'était pas celui qu'on croyait.
Tout le monde a beaucoup rigoulé.
Elle a tenu 2 mois (elle m'avait appelée pour me demander s'il était "normal").
Et après y en a eu 5 autres.
Elles sont toutes parties.
Au final, c'est lui qu'à fini par se casser...










































