mardi, 17 février 2009
On ne frappe pas sur les filles... Même avec une rose...
Ouais, je sais, c'est un titre cucul-la praline au possible. Mais t'en fais pas, chuis pas en train de sortir la guimauve et les macarons, tu n'es pas sur un blog de princesse (manquerait plus que ça. J'ai déjà une Cour de Connasses, ça suffit).
J'ai longuement hésité avant de rédiger cette note, parce que c'est compliqué, et puis je me suis dit qu'il fallait parler de certaines choses. Ne plus se taire... Pis si ça peut aider quelques personnes... Même une seule. Et ben ce sera déjà ça de bien... Mais sache que ça me coûte et que ça vient du fond des tripes.
J'te préviens, pour une fois ça va pas être drôle du tout du tout. Mais on va pas pleurer non plus hein ! Et ne surtout pas tomber dans le misérabilisme et la victimisation...
Tu te rappelles, depuis quelques temps, j'te cause d'un garçon que j'ai rencontré via ce blog. Je lui avait même donné un surnom.
Surnom que je n'écrirai plus ici. Et si tu laisses un comm, please, tu n'emploies pas ce terme hein ? Merci.
Tu l'insultes pas non plus. Je compte sur toi, et j'effacerai tout commentaire virulent, car il y a une procédure en cours et une plainte à son encontre... Ouais... Et surtout, il lit ce blog.
Alors on va l'appeler Gérard ok ? Tu ne sauras rien de lui, physiquement, son âge, son métier, est-il brun-blond-roux, rien. Gérard c'est le voisin si charmant qui te dit bonjour tous les matins, il est assis à côté de toi dans les transports en commun, c'est l'un de tes collègues ou l'un de tes amis. Ca peut être n'importe qui...
Parce que le nom que je lui donnait auparavant n'est finalement pas adéquat.
Et là tu te demandes dans le dedans de toi-même : m'enfin, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
Note juste que ce billet n'est pas classé dans la catégorie des Pintades-Gourdasses...
La première fois, c'était ya une dizaine de jours...
J'ai envoyé un message à tous mes contacts pour dire que malencontreusement, mon téléphone avait rendu l'âme à l'insu de mon plein gré.
FAUX.
Gérard l'avait sauvagement fracassé sur un trottoir. De façon délibérée je précise...
Quand on te dit : tiens, regarde ce que j'en fait de ton téléphone !
Pour moi c'est du délibéré.
Auparavant, il m'avait balancé mon sac dans le caniveau... Obligée d'aller rechercher toutes mes affaires dans la merdasse...
Classe.
La raison : je lui ai mal parlé chez le retoucheur, en lui "ordonnant" de sortir les vêtements d'un sac...
La première claque est arrivée juste après...
Alors que je lui demandais de prendre ses affaires et de partir de chez moi.
Puis, il a pleuré en se maudissant de l'avoir fait.
J'ai pardonné.
Scénario classique.
On peut être nerveux, on peut avoir un tempérament sanguin, mais cela n'excuse pas tout.
Je dis même toujours que les disputes sont bénéfiques dans un couple. Ca aide à remettre les idées en place.
MAIS, à mon sens, on ne se venge pas sur les objets, et encore moins sur les gens : on se maîtrise, on va faire un tour ou hurler dans la forêt !
Quoique j'ai connu une personne qui s'énervait sur elle-même : une fois elle avait foutu son poing dans le mur. Ca avait traversé le placo... Résultat : poignet dans le plâtre et mur cassé. Mais c'était SA cuisine. Elle n'avait rien blessé à part son propre mur.
C'est cette première baffe qui est importante.
Pourquoi ne suis-je pas partie à ce moment-là ?
Par amour sans doute... Certainement même... Sûrement d'ailleurs...
Dans ces cas-là, on se dit : oh, ce n'est qu'un moment d'égarement... Il est sincère dans ses excuses. Il m'a juré qu'il ne recommencerait jamais. Faisons-lui confiance...
Du coup, j'ai lu plein de forums sur le sujet, et c'est toujours le même schéma.
1°) la première claque
2°) la demande de pardon
3°) la récupération de l'autre
4°) le recommencement... En pire...
La seconde fois, c'était jeudi dernier.
Vers Minuit, je voulais dormir.
Lui non.
Il voulait regarder un film.
A force d'insister, j'ai fini par m'énerver en pleurant, et j'ai lancé : mais tu ne comprends pas que j'ai eu un cancer et que ça m'a fragilisée ? Je n'en parle pas, mais depuis l'an dernier, je suis plus fatiguée qu'avant. Donc, peux-tu imaginer que nous n'avons pas le même rythme ?
La réponse a été que je jouais la victime et les Cosette... Pour me plaindre, pour geindre...
Les 2 beignes sont arrivées par surprise.
Coup sur coup.
Violentes.
J'étais allongée et tournée sur le côté.
Je me suis redressée dans le lit, et j'ai mis mes mains sur mon visage.
Il a attrapé mes poignets.
Pour me forcer à ôter les mains de ma figure.
Pour que je le regarde en face.
J'ai baissé les yeux. Je les ai même carrément fermés je me rappelle.
Et il m'a demandé : alors, tu vas aller te plaindre à Giorgio ? C'est un bon coup Giorgio ? (enfin, il a été plus vulgaire que ça...).
Giorgio... Mon Giorgio... Mon vieux pote que je considère comme mon frère.
On en avait même parlé tous les deux.
Une fois, j'avais dit à Giorgio : nan mais j'te jure que si je devais te toucher la biroute un jour, même sur un malentendu et bourrée... Je crois que je me mettrai à rigoler bêtement, tellement la situation semblerait incongrue.
Il a répondu : moi c'est pareil si je devais te tripoter les nichons. Pis de toutes façons, ils sont trop gros et t'es ma frangine !
Gérard a continué à me demander si Giorgio était un bon coup.
Pour qu'il me lache, j'ai dit : oui, oui, j'ai déjà couché avec lui !
J'aurais même avoué avoir copulé avec des otaries... N'importe quoi, pourvu que ça s'arrête...
Une grande claque est partie.
En plein milieu de ma figure.
Accompagné d'un très élégant : sale pute !
J'ai voulu rester stoïque, mais les larmes ont coulé toutes seules.
Ne pas m'énerver.
Pour ne pas avoir plus que cette douleur.
Faire qu'il reste calme.
Il a fini par partir de chez moi.
Me laissant dévastée.
Le lendemain, prostrée chez moi.
Etat de choc.
Giorgio est venu me chercher de force et m'a limite obligée à aller sous la douche.
Je ne voulais pas porter plainte.
Pas contre l'homme que j'aimais.
Mais je l'ai fait.
A cause du chèque...
Un chèque de 1000 €.
Que Gérard m'avait obligée à rédiger en me jetant mon chéquier sur le lit.
C'était pour lui rembourser le pantalon, le pull et l'écharpe que j'avais par erreur mis au séchoir et qui avaient été rétrécis...
Avant que Gérard ne parte, je lui ai demandé comment faire pour mon téléphone cassé. Il m'a répondu qu'il me le rembourserait sur facture...
Et on ne peut pas avoir de facture.
Et je dois donc téléphoner actuellement avec une merdasse où je n'ai pas le son, mais qui me permet uniquement de recevoir des sms.
Je passe sur le fait qu'il s'était mis en tête de dresser mon chien.
Maya je l'aime comme elle est. Elle reconnaît même pas son nom. Je l'ai adoptée comme ça et c'était très bien.
Un chien qui s'asseoit quand on lui dit "Assis !", qui donne la papatte ou qui va chercher la baballe, ça ne m'intéresse pas.
Et Maya non plus visiblement.
Pour Gérard : non. Fallait qu'elle lui obéisse...
Ca non plus, j'avais rien remarqué. Je trouvais ça drôle jusqu'à ce que 2 personnes m'en fassent la remarque...
Samedi, jour de Saint-Valentin, j'ai reçu un sms m'informant qu'un chauffeur passerait me prendre à 19h30. Certainement pour m'emmener en hélicoptère quelque part...
J'ai pensé que je préférais être heureuse dans un Mac Do que de pleurer dans un Relais & Châteaux. Alors, je suis allé à la soirée troc d'Hélène... Notez qu'Hélène ne doit pas aimer le Mac Do hein ;)
Dimanche, en revenant de chez ma grand-mère, j'ai voulu rentrer ma voiture au parking.
En descendant, j'ai entendu : Sonia !
C'était lui...
J'avais rencart avec Giorgio chez moi pour aller dîner.
J'ai donc fait en sorte de rester dans la rue.
Par sécurité.
Avec des gens autour...
Zorro Giorgio a fini par arriver.
Et Gérard est parti en courant dès qu'il l'a vu de loin...
Lundi, il est venu sonner à ma porte mais je n'ai pas ouvert.
Je suis restée assise, derrière les verrous à pleurer, l'écouter et lui parler...
Je n'ai pas déposé de seconde plainte finalement.
Je l'aime.
Et toute cette souffrance ne passera pas du jour au lendemain...
Moi aussi j'ai eu des torts dans cette histoire. Ma jalousie maladive par exemple... Surtout quand il y a eu un sacré catalogue avant moi...
Je voudrais juste qu'il comprenne le mal qu'il a fait. Et le temps qu'il me faudra pour me remettre de cela.
Conclusion n°1 : je ne rencontrerai plus jamais de garçon hétérossessouel et célibataire via mon blog, pour un projet autre que professionnel, commercial ou de façon amicale.
Exemple : en ce moment j'ai besoin d'un téléphone car je n'ai pas assez de points pour le renouvellement. Et que de toutes façons, je ne peux pas le faire avant Juillet...
Conclusion n°2 : partir à la 1ère baffe. Car il est impardonnable de lever la main sur quelqu'un... Et ce, pour quelque motif que ce soit.
NB : vous pouvez vous exprimer librement dans les commentaires, mais aucune insulte ne sera tolérée. C'est pour cette raison qu'ils seront momentanément modérés. Juste pour éviter les dérapages... Merci.
Et please, vous me connaissez hein... pas de "ma pauvre", "on est de tout coeur avec toi", "courage", ou autres niaiseries... Vous savez que je n'aime pas...
EDIT du Mercredi 18 Février à 15h30 :












































