jeudi, 22 novembre 2007

Episode 9 - J'vous préviens, c'est l'avant-dernier !

Alors Monsieur Ducon il a décidé de trouver un vrai travail.

Mais genre, pas un truc où on rentre à 10h du matin couvert de farine Francine fluide, ou je vais chercher des grumeaux à l'école.

Naaaaaan, faut pas oublier qu'il avait fait H.E.C. le Môssieur et que donc il était très très trèèèèèèèèèèèès intelligent ! Et pis qu'il était avocat et juriste et ancien étudiant en médecine et boulanger-pâtissier et aussi mécanicien !

Au début, il a essayé de vendre des assurances.

Le problème c'est que ses assurances à lui elles étaient toutes écrites en Anglais. Mais dans un anglais très ancien, que même que ya que lui qui comprenait de quoi il s'agissait. Moi je pense que c'était des trucs qui servaient juste à assurer les poules...

Et une fois il a essayé d'en vendre une à la voisine de sa mère à Biarritz et ça m'est retombé sur la tête... Vu qu'entre-temps il avait changé de numéro de téléphone...

Une autre fois, j'étais chez moi comme une pôv' bête, seule avec le chien, et ya un couple, que je connaissais même pas, qu'est venu sonner à la porte en faisant des moulinets de bras comme quoi il leur avait arnaqué plein de sous avec ses trucs d'assurance. Ben ça s'est terminé devant les gens de la Maréchaussée cette histoire.

Ca commençait à me gaver gravement tout ça.

Mais le problème c'est qu'il me faisait de la domination mentale comme quoi j'étais nulle pour les autres (sauf pour lui) et que moi j'ai tout cru. J'vous jure que c'est parce que vous avez pas vécu le truc que vous pouvez pas comprendre la psychologie des remueurs de tête... C'est comme le type très mal coiffé là qui s'appelle Raël et qu'a vu Jésus dans l'espace... En plus, on habitait tellement loin de tout que ya personne qui venait nous voir (hein Nikos ?). Et vu qu'il disait que je savais pas conduire, ben ma wature elle me servait pas...

 

Et puis il y avait le gros problème de la microbite...

Ben oui.

J'vais pas vous faire un dessin.

Chaibien qu'il faut pas être trop trop difficile dans la laïfe.

Mais moi le bout de vermicelle, je pouvais plus.

 

D'ailleurs je mangeais même plus de spaghettis, c'est vous dire.

 

Alors j'ai fermé la boutique.

Rien de rien.

Terminé, closed, le vide astral, le néant. Le no-foufoune way of life en quelque sorte...

J'ai décidé que j'étais devenue abstinente sessouelle.

Oui.

Limite si j'étais pas partie pour faire une retraite avec des moines qui fabriquent du fromage... Mais comme je suis Africaine, ma religion me l'interdit...

J'avais bien tenté de lui parler de son problème de nouille. Il paraît qu'il y avait même des opérations de rallongement du pénis qui existaient.

Mais il voulait pas en entendre parler. Il avait peur des piqûres cette chochotte !

Et une fois on a été à Pigalle....

 

Acheter un rallongeur de quéquette...

 

Euh..

Comment dire...

Ca marche pas ces trucs.

N'achetez jamais ça, c'est de la conneurie !

Faut mettre la chose dans le tube, et après faut actionner la pompe qu'est reliée à l'appareil... Alors ça fait bizarre passque ça ressemble ni plus ni moins qu'à un vieux radis.

Et après ça redescend en plus...

Pis il paraît que ça fait mal...

Donc, je me suis dit : Sonia, ma fille, pense à la France.

J'ai même voulu recruter une gardeuse de chien au Crazy-Horse.

C'est vous dire comme j'étais motivée.

En fait, je vais vous résumer la chose : en 4 ans = 10 fois... (dont 3 fois sur un malentendu...).

Voilà.

On va pas épiloguer sur le sujet hein.

Bon.

Enfin, tout ça pour dire que comme il n'avait plus de sesse dans sa vie, et qu'en plus il avait une très très très petite quéquette, et ben comme beaucoup de garçons dans ce cas, il s'est acheté une énorme wature.

Un truc de malade.

Un gros 4x4 Américain qui roule avec du gaz dedans.

J'ai demandé : euh... T'as acheté cette horrible chose avec quels sous ?

C'est là que j'ai tout compris et que j'ai réussi à me sauver dans un monastère barrer de cet enfer...

 

A SUIVRE...