mardi, 23 septembre 2008
Madame de Pompadour rencontre l'Oise profonde.
Avant, quand j'étais toute pitite pitite et que j'habitais la ville aux z'éponges qui puent, j'avais essayé de cacher le métier de mon pôpa.
C'est pas que j'avais honte tu vois.
C'est juste que la plupart des parents de mes coupains et de mes coupines et ben il travaillaient à la mine "à" Massey-Ferguson comme on dit...
A Beauvais, c'était simple : soit les gens y travaillaient dans les tracteurs, soit dans les rouges à lèvres (ouais), soit dans les brosses ou les z'éponges. Ou soit ils travaillaient pas.
Mon pôpa à moi, il travaillait à Paris.
Il travaillait là plus précisément :
Compte pas sur moi pour que j'te dise exactement ce qu'il y faisait, mais voualà c'était comme ça.
Alors môa, quand j'étais pitite pitite, et que mes coupains disaient qu'ils allaient à l'arbre de Noël "à" Massey-Ferguson, et ben je disais rien.
Quoique... Une fois à l'arbre de Noël des tracteurs, ya Brigitte Bardot qu'est venu chanter : Je ne reconnais plus personne en Massey-Ferguson ! Et moi j'aurais vendu ma mère pour y aller...
Mais l'arbre de Nowël de l'Elysée c'était quand même bien. Ca se passait dans le salon d'honneur, là où qu'ils remettent des médailles et où qu'ils font des dîners importants, et où que c'est très mal vu de mettre ses doigts dans son nez...
Déjà y avait des gens habillés comme des pingouins qui nous servaient du vrai jus d'orange fabriqué avec des vraies oranges pressées (ce qu'on avait jamais vu avant à Beauvais tu sais...), et des macarons Ladurée (ouais...).
Et en plus on nous disait "Vous". Et nous, en tant que grumeaux, on était gravement impressionnés dans le dedans de nous-mêmes.
Ensuite on avait un spectacle avec la vraie Dorothée et tout. Dernièrement, j'ai vu qu'ils avaient eu Lorie (heureusement que j'y ai échappé).
Et pis après, j'allais dessiner des Snoopy sur des ordinateurs et même que c'était la femme du Président qui m'avait appris comment faire.
Tout ça pour dire que mon pôpa il y a travaillé longtemps sous les ors de la Répoublique. Et qu'une fois que je suis arrivée à Paris, je continuais à aller le voir là-bas histoire de lui faire un bisou.
En général, j'allais sur les Champs-Elysées (ouais, à cette époque-là j'y allais encore, vu que je m'habillais pas Couture).
J'achetais 2 pots de glace chez Haguène-Dasssss, et ensuite j'allais connassement sonner à la porte principale de l'Elysée en disant que je venais vouar mon pôpa.
Et pis comme je connaissais les gardes de l'entrée, ça se passait bien.
Sauf qu'une fois, j'ai emmené Diana Boubanèque avec moi... Si tu cliques sur le lien, tu vas te rappeler de qui c'est. Une fille de Beauvais qu'a toujours rêvé de devenir charcutière... Une fois elle m'a dit : Sonia, tu sais, la viande c'est ma passion lô ! J'adore découper...
Chacun son truc moi je dis hein ? Si elle se sent heureuse et comblée au milieu des jambons et du pâté...
En général, t'as pas le droit de marcher sur le trottoir de l'Elysée. C'est interdit.
Surtout quand tu portes des pots de glace. Ca fait pas très sérieux.
Et SURTOUT quand ya Diana Boubanèque avec toi, qui hurle hystérique : 'tain ! Mais tu vas pas m'emmener là où qu'il dort le Président lô ???
A SUIVRE...
22:09 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : palais de l'elysée, cour d'honneur, salle des fêtes, usine de tracteurs, spontex, beauvais, accent picard
mardi, 16 septembre 2008
Ma coupine JuliA qu'est devenu(e) mon coupain JuliEN...
Avant tu sais, j'habitais à Beauvais là-bas dans l'Oise que même pas j'ai honte et que j'assume.
Les usines d'éponges, l'accent du terroir que t'as besoin d'un décodeur, vu que les gens y te causent à la 3è personne du singulier (alors que t'es juste en face d'eux) : et elle va bien ? Et elle a la monnaie pour sa baguette ?
Et que toi tu réponds : ah ben elle sait pas lô, elle vô regarder...
Dans le Guide du Routard y avait même marqué de façon très z'énigmatique : Ville à éviter pour la mentalité très particulière de ses habitants...
Mais à Beauvais là-bas dans l'Oise, y avait tous mes z'amis d'enfance que même aujourd'hui je les aime encore gravement d'amour. Et surtout Alexis, cette trainée qui vit à Lyon.
Et aussi comme coupine de là-bas, j'avais : Julia.
Une fille, une vraie. Avec des nénés qu'étaient deux fois plus gros que les miens.
Ouais ça existe...
Une coupine avec laquelle on faisait bien la fête et tout. Une super nana qui se tapait les plus jolis garçons de Beauvais. M'enfin... A Beauvais, les jolis garçons, t'en as très vite fait le tour tu sais...
C'est d'ailleurs p'têt' pour ça que chuis allé m'expatrier à Paris d'ailleurs...
Mais Julia, même si elle ressemblait à une fille, elle trouvait que dans le dedans d'elle-même et ben en fait elle en était pas vraiment une.
A l'intérieur de Julia, y avait plutôt une belle paire de coucougnettes qui ne demandait qu'à prendre l'air.
En clair, Julia elle se sentait Homme.
Ca je l'ai remarqué une première fois sur la Place de l'Hôtel de Ville lors d'un mariage.
Je crois que c'est quand je l'ai vue dans son tailleur saumon que j'ai trouvé qu'y avait un truc qui clochait, mais que je savais pas vraiment esspliquer quoi...
P'têt' les talons ?
Ou le brushing effectué par "Jacquelaïne Coiffure", Place du Marché (une référence dans le milieu du shampooinage...) ?
J'ai jamais trop su, mais ça allait pas...
Et l'aut' fois, c'est quand on est allé essayer des soutiens-gorges gros nénés et qu'elle a jamais voulu en foutre un avec de la dentelle, et qu'elle automatiquement demandé le coeur-croisé Playtex pourrave de mamie...
Et pis ya aussi eu une aut' fois où j'ai eu une révélation.
On devait aller au Queen et je lui ai fait un millefeuilles. Disons que je l'ai maquillée comme si que c'était moi.
Là j'ai regardé mon oeuvre et j'ai dit : laisse tomber, t'es la seule gonzesse que je connaisse à être mieux sans maquillage...
Julia, elle a répondu : Enlève-moi ça tout de suite ! Sinon, c'est pas au Queen que je vais aller, mais au Bois de Boulogne...
C'est ensuite, qu'ya eu du changement...
A SUIVRE...
00:05 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : beauvais, oise, coiffure ringarde, tailleur démodé, poupée russe













































