dimanche, 01 juin 2008
Episode 3 -Tu veux être célèbre ? Ben montre-moi tes nichons alors !
Avant que le téléphone sonne et que LE MAL ne se rapproche, faut que je te dise un truc : des castings, j'en avais déjà passés.
Au premier, on m'a demandée si ça me dérangerait pas de me faire teindre en blonde platine. Rapport au fait que je devais jouer un rimèke de la Dolce Vita, là où qu'ya la gonzesse avec les gros seins qui se baigne dans une fontaine de Trevi.
J'ai répondu : moi blonde platine et me faire niquer les cheveux ??? DTC !!! Et j'veux pas mouiller mon fessier dans une fontaine dégueue.

Au second casting, on a pris des tas de photos de môa dans les rochers en plastique aux Buttes-Chaumont. Genre, les cheveux dans le vent et les z'yeux dans le vague. Fallait que je fasse héroïne romantique, tu saisis le concept ?
Mais j'avais trop chaud, et vu qu'à l'époque je mettais du fond de teint en plâtre étalé à la trouelle, et ben ça a tout niqué les photos.
Et on m'a pas prise...
Et pis au 3è casting, il m'est arrivé un truc assez bizarre...
J'ai été convoquée un soir à 20h30 dans des beaux bureaux dans les beaux quartiers.
Au téléphone, le mec m'avait dit (avec un accent Italien) : la sécrétaire séra parrrrti, vous inquiétez pas. C'est pourrr qu'on souat plous tranquilles.
Quand chuis arrivée, un type m'attendait, un gorgeon de ouisky à la main. Ca faisait comme dans les films tu vois. Il manquait plus que le cigare au bec, et je me serai cru à Southfork dans un épisode de Dallas...
Et moi j'étais Sue Ellen en fait...
Le type il a commencé à me montrer des tas de photos de au mur. Et j'étais vachement impressionnée passque y avait plein de portraits de Virginie Le D.
Elle commençait juste sa carrière.
Et elle devait pas être trop frileuse, vu qu'elle était pas trop habillée sur les photos...
Et là, le type il a commencé à me demander mes mensurations.
J'ai répondu : ben ça se voit nan ?
Il a dit : oui, mà c'est pourrrr qué jé pouisse mieux mé faire oune idée. Pourriez-vous mé montrer vos seins jé vous prrrrie ?
Tu noteras qu'il était très poli...
J'ai répondu : gnéééé ? Mais pourquoi faire ?
Lui : ma pourrr votré bien...C'est lé métier qui veut ça. Régardez Virginie, elle est très à l'aise avec sa noudité !
Et j'me suis dit que moi aussi je voulais être riche et célèb' comme Virginie.
Donc.
Oui.
J'y ai montré mes seins au gros z'Italien...
Chuis gourdasse hein ?
Le pire, c'est qu'il y a touché !
Genre attendez jé régarde l'asymétrie....
Et moi j'ai cru que vraiment il voulait me vérifier mon parallélisme. Comme si que j'étais une wature... Alors j'ai pensé à la France, au Général de Gaulle, tout ça...
C'est quand il m'a demandé d'enlever aussi mon pantalon, que j'ai dit : Fuck le Cinéma, je serai jamais une star !
Reconnaissance éternelle à la grosse culotte Sloggy que j'avais mise ce jour-là...
Et j'ai balancé le verre de ouisky sur la gueule de ce gros con, qui s'est mis à hurler comme un petit porcinet qu'on égorge : ouik ouiiiiiiiik ouiiikkkkkk !!! Ma qué bordello ?
En rentrant, j'ai appelé le Cousin Mimine (et oui... Déjà à l'époque...) et il d'abord voulu venir lui péter sa gueule, et après il m'a dit que c'était bien fait, que ça aurait pu être pire et qu'il fallait faire attention à ce milieu...
J'aurais du l'écouter.
Et ne pas répondre quand le téléphone à sonné à 21h43 ce soir-là...
Une voix m'a dit dans le combiné : Bonsoir, je suis Jean-Marcel de L'Enculade, Producteur. J'ai reçu votre composite et je le trouve très très intéressant. Pourrions-nous nous rencontrer ? Vous m'avez l'air d'avoir le feu sacré...
A SUIVRE...
NB : à votre grand regret, nan j'ai pas joué dans "Viens dans mon Slip, on est déjà 4"...
Tiens, pour te permettre de patienter jusqu'à demain, voilà la dernière acquisition du Cousin Mimine, ami des bêtes...









































