dimanche, 01 juillet 2007
Salopa, Poufiassa et Gourdassa sont dans un bureau...
Alors j'ai remarqué que vous aimiez bien quand je vous raconte des choses qui se passent au bureau...
Donc, j'm'en vas vous dévoiler ce qui se passait dans la société de Telecom très très connue où je travaillais il y a quelques années.
Moi j'étais une "Office Manageure". Dans les sociétés anglo-saquesonne, c'est une fille dynamique, belle (comme moi), drôle (comme moi) et super intelligente (à peu près comme moi, passque parfois mes conduits sont tout bouchés et je comprends pas tout bien).
Quand on est une office manageure, on est un peu toujours forcée d'être une ouinneuse, passqu'il faut s'occuper... de tout...
On s'occupe des potiches hôtesses d'accueil (et là c'est horrible ce que je vais dire mais on est obligé d'en choisir des pas trop belles passque sinon les garçons ils travaillent plus très bien et après ça veut dire que c'est plus môa la plus belle).
On s'occupe des watures des gens. C'est génial d'acheter des watures en lizing quand on sait même pas ce que ça veut dire ni comment c'est fabriqué une wature. Alors on se fait bien entuber par le vendeur de watures. Mais on s'en fout passque décidément il a de trop beaux zyeux... Et pis quand on est couille comme moi, ben on le reste et pissétou.
On s'occupe des stylos des gens. On négocie les prix des cahiers, des tubes de colle, des classeurs, tout ça. C'est super interessant, faut pas croire.
On s'occupe des téléphones portabeuls des gens aussi. Et là c'est supair (comme dirait Violette) passque le Monsieur de "Pamplemousse" ben il est tellement content de te vendre 100 abonnements que toi ben tu te balade toujours avec un super portabeul qui tue sa race. Et les gens y te demandent eh mais pourquoi mon téléphone à moi c'est une daube ? Et toi tu réponds que c'est passque ça coûte moins cher et que môa c'est normal que j'ai un super portabeul dont je sais pas me servir, c'est normal passque c'est môa la chef.
Quand tu es office manageur, tu dois aussi faire des tas de tableaux hyper compliqués sur ex-sel. Et là... Ya un problème. Chui trop nulle. Les fusions, les acquisitions, les recopies incrémentées, les formules, tout ça c'est pas mon truc. Ya rien à faire si je suis une littéraire moi bordel !!!!
Je rappelle en passant que j'ai eu par un miracle que personne ne s'explique à ce jour, la note de 18/20 au Bac Scientifique ! Ce jour-là, la grâce a du m'être attribuée par erreur...
Comme j'avais beaucoup de boulot et que c'était moi la chef des secrétaires, j'avais le grand privilège d'avoir une esclave à disposition.
Le problème des esclaves, c'est qu'y en a pas beaucoup qui décident de leur plein gré de devenir esclave d'une garce comme moi.
Alors, ben évidemment... j'ai récupéré tous les cas sociaux de Paris- Ile de France.
Acte 1 : Salopa le cadavre
Salopa, elle était très très maigre (même que si elle avait bouffé Nicole Richie, ça se serait même pas vu).
A peu de choses près, elle ressemblait à ça...
Salopa elle était toujours habillée très très court au ras de la convenance.
Salopa, elle était pas belle. Le seul problème c'est qu'elle croyait que si...
Alors môa j'ai martyrisé Salopa.... Passque Salopa (son vrai prénom c'était Katia...) elle bossait pas beaucoup.
Elle passait sa journée à se promener dans les couloirs pour agiter son cul osseux sous le nez de tous les garçons. Et je sais d'expérience, que les garçons, en général, ils aiment bien qu'il y ait du gras sur l'os !
Alors j'en avais marre de jouer à cache-cache avec elle et de chercher mon cadavre partout dans les couloirs (à chaque fois je la trouvait en train de glousser comme une dinde avec un mec). J'ai été me plaindre (ouai je sais c'est pas bien), mais on est morue ou on ne l'est pas. Pis on est dans un bureau pour bosser bordel ! (quoi ? j'ai dit une connerie ??).
Quand elle est partie, elle a dit à tout le monde (dans un mail d'adieu, que je me suis forwardée de son bureau puisque évidemment je n'étais pas dans les destinataires...) qu'elle nous quittait à regrets (snif) et qu'on allait beaucoup lui manquer (re-snif) mais qu'elle se sentait indésirable par certaines personnes qu'elle ne nommerait pas...
Acte 2 : Gourdassa
Là, on me met une esclave tout directement sortie des Îles... Chaipas si c'est parce qu'il fait trop chaud là-bas (j'ai rien contre les gens des ïles, n'allez pas me gueuler dessus) mais à mon avis l'indolence se fait sentir....
Souvent, je la trouvait en train de dormir (oui M'sieurs-Dames) sur le bureau...
Moi, avec la délicatesse qui me caractérise : euh... Ca va pas ? T'es fatiguée ?
Elle (petite voix, qu'il fallait s'approcher très près d'elle pour entendre, ou alors apprendre le langage des signes) : non, j'ai mes règles...
Moi : ben si tu te sens pas bien faut rentrer chez toi hein. C'est pas génial de dormir au bureau.
Elle : non, ce n'est pas grave, je dormirai à l'heure du déjeuner...
Moi : tu sors pas déjeuner ?
Elle : non, je ne mange pas.
J'ai dit ah ça y est ils m'ont recollé une anorexique !
Elle : non, c'est juste que j'ai besoin de très peu d'argent pour vivre...
Bon, alors, elle aussi elle est passée par la case sortie hein !
Acte 3 : Poufiassa
Annabelle, quand elle arrivée chez nous, elle venait juste de se marier.
Elle portait des jupes très longues, en flanelle grise, avec des chemisiers blancs à col Claudine. oui oui.....
Annabelle, elle travaillait très bien. Une supair esclave. Y avait rien à dire. A part qu'il fallait l'écouter poliment quand elle parlait de SON mari, de SON mariage, du gratin de courgettes qu'elle allait faire à dîner pour SON mari et des courses chez Auchan le samedi matin.
Annabelle, elle avait 22 ans, elle avait jamais vu le loup avant son mari... Elle était même très très prude.
Un jour, est arrivé le loup dans la bergerie ! Dans notre société, il n'y avait quasiment que des rosbeefs. Un jour ils ont ramené un Ecossais du nom de Derek Bud (comme la bière).
Derek, c'était pas un enfant de choeur. Derek il jurait comme un charetier. Il rôtait quand il avait fini sa bière et il racontait des histoires de sesse toute la journée.

Au début, Annabelle, ça la choquait, alors elle tournait les talons.
Et puis, un jour ça a été surréaliste... Elle vient me voir et me dit : "Soso, tu peux venir avec moi aux toilettes s'il te plaît ?".
J'ai dit : "pourquoi ? T'as besoin que je t'explique comment on met un protège-slip ?"
Elle : "naaaaan, ça je sais, j'en mets tous les jours figure-toi ! (non Violette tu n'es pas seule...) J'ai besoin que tu me passe de la crème dans le dos"
Moi : "t'as attrapé un coup de soleil en plein mois de Novembre ?"
Elle (gênée) : "nan. Faut que je te montre..."
On va aux toilettes.

Les toilettes des filles, c'est 'achement bien. On se montre tous nos p'tits secrets de filles. J'ai même vu les seins d'une collègue qui venait juste de se faire poser des melons en silicone. J'ai été très très traumatisée impressionnée...
Annabelle se déshabille et LA.... Je vois des énormes boursouflures sur tout son dos. Des grandes zébrures...
Je lui di : "rhaaaaaa, mais qu'est-ce que tu t'es fait ???? C'est une allergie ou bien ?"
Elle me répond : "ben nan... C'est parce que le midi, Derek et moi on va chez moi.. Pis comme chui en train de déménager, vu que j'ai plus de meubles, ben on fait CA sur la moquette..."
J'aurais du me douter plus tôt qu'y avait baleine sous cailloux, passque depuis quelques temps la Annabelle elle s'habillait plus trop comme avant. Là, elle rejoignait plutôt Salopa dans son genre vestimentaire. Un jour à la cantine, elle portait un dos-nu, ben effectivement, de dos, assise, on aurait pu penser qu'elle était nue !
Un autre jour, c'est l'un de mes collègues qui l'avait surprise dans le stock avec Derek à la pause de 10h... Ben ce con, il a jamais voulu me raconter en détail ce qu'il avait vu...
Après, ça a fait le tour de la boite et le responsable de l'antenne de Marseille m'a même téléphoné pour me dire qu'il aimerait bien avoir un stock lui aussi. Comme ça il pourrait faire des pauses avec sa secrétaire...
Pis, je trouvais que ça faisait un peu beaucoup quand j'ai remarqué que sur le bureau d'Annabelle, il y avait la photo de son mariage avec elle habillée en meringue géante, et à côté.... La photo de Derek....

Acte 4 : Madame de Saint-Bon
Pour remplacer Annabelle, on a pris Marie-Joséphine...
Marie-Joséphine, elle venait pas du caniveau des beaux quartiers et persistait à vouvoyer tout le monde. Alors que chez nous c'était plutôt genre "Salut ma couille ! Ca va ?".
Le président décide de la présenter à tout le monde et dit : "bon alors accueillons Joséphine au sein de notre entreprise ! Joséphine comme... Euh..... Joséphine Baker !!!"
Elle a été outrée et a aussitôt répliqué : "Ah non ! Moi je ne porte pas de ceinture de bananes ! Moi, c'est Joséphine comme Joséphine de Beauharnais s'il vous plaît !".
La semaine d'après, elle est passée prendre son chèque à la compta....
Ye une fille qui lui avait dit : "dis Joséphine, t'habites où toi ?".
Elle avait répondu avec le nez en l'air : "Peuh... Ben Passy évidemment ! Et vous ?"
La collègue, vexée : "Moi ? Ben Treuil-Mont ! Evidemment..."
Pis après, j'ai eu une secrétaire très efficace. mais elle sentait tellement sous les bras, que je rentrais chez moi avec des maux de crâne pas possibles...
Après, j'ai décrété que je voulais plus d'esclave et que je me débrouillerai très bien toute seule !
17:50 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : Pamela Anderson au Crazy Horse, Disparition du mannequin Katoucha








































