vendredi, 06 juin 2008
DERNIER EPISODE - Comment j'ai fait mon entrée en beauté dans le monde merveilleux des Dindes.
Avec Jean-Marcel, j'avais l'impression d'être dans la peau d'une vraie cocotte du 19è siècle. Je menais grand train, et comme l'on dit : j'avais une loge à l'Opéra, et ensuite j'aller "souper aux Italiens"...
Pis comme il avait plein d'appartements, il m'avait installée dans l'un des siens. Un truc magnifique dans un très beau quartier, avec plein de hauteur sous plafond et des tas de poutres et tout.
Et cette shagasse d'Alexis, la traînée qui vivait pas encore à Lyon à l'époque, et ben il aimait bien venir squatter là-bas. Mais comme à cette époque-là, il avait pas encore réglé ses problèmes de transpiration nocturne (à cause de toute la charcuterie qu'il s'enfilait avant de se convertir au Musulmanisme... Enfin... Alexis il est passé par toutes les religions. En ce moment, il est bouddhiste je crois...) et ben généralement, il décrochait une des tentures et il s'enroulait pour dormir dedans (un peu comme Ma'âme Scarlette quand elle se fait une robe dans ses rideaux). Vu qu'y avait qu'un seul lit, lui il se prenait pour un rouleau de printemps.
Et Jean-Marcel, il me faisait des cadeaux (rapport au fait que j'étais une pauvre petite jeunette de 21 ans qui peinait à trouver sa voie professionnelle). J'étais au chômage, vu qu'avec mon cousin (çui pour lequel je travaillais dans le bureau envahi de force vive) et ben on avait fini par violemment se disputer à cause d'une sombre histoire de coupine à moi qu'était rousse et sexy, et qui avait refusé de lui goûter la bûche si je puis dire...
Et Jean-Marcel, il avait plein de watures, et on partait faire des ouikends hors de la France (généralement en Suisse pour qu'il aille cacher des sous...).
Mais à 21 ans, est-ce qu'on se rend compte de quelque chose hein ?
Bizarrement, c'était pas ses sous qui m'interessaient. Même qu'un jour il m'a offert un lingot d'or et je m'en fichait... Et une aut' fois, c'était carrément un dessin de Picasso (que j'ui ai rendu par la suite... Passque je savais pas trop d'où il sortait, et que je voulais pas d'ennuis avec la maréchaussée).
Les trucs bizarres qu'il a fini par me demander c'était genre ça :
Lui : dans ton milieu d'homossessouels, ya aussi des filles ?
Moi : ben oui, c'est grave mes coupines en plus.
Lui : et t'es pas attirée par une éventuelle lesbiannisation ?
Moi : nan.
Lui : si tu veux tu peux me les présenter et... Je vous regarderai...
Moi : mais ça va pas dans le dedans de ta tête nan ?
Lui : ou alors, on va au bois de Boulogne et on te trouve un travelo...
Moi : gné ?
Lui : nan, mais un très beau travelo hein...
Moi : ça reste un travelo quand même ! J'ai du respect pour ces gens-là, mais j'ai pas l'intention de me mélanger avec, vois-tu...
Bizarrement, j'entendais plus parler du film qui allait faire de moi une star, rapport au fait qu'il avait revendu le scénario aux Ricains.
Ensuite, il a voulu aller "Rue des Branleurs"... Chaipas si les initiés Parisiens connaissent, mais c'est dans les beaux quartiers. Et ya une rue, où si tu y passes la nuit en wature, et ben ya des tas de garçons qui viennent te montrer leur turgescence.
Et Jean-Marcel, il voulait m'emmener regarder les biroutes, et il m'a dit que si y en avait un sympa, ben on pourrait le ramener à la maison !
Là aussi, j'ai dit : meuh ça va pas nan ???
Comme je rentrais encore régulièrement chez mon pôpa et ma môman le ouikend, et vu que Jean-Marcel il pouvait pas se passer de moi, et ben il avait acheté une énorme maison juste à-côté. Il venait me chercher chez moi en wature de course et après on allait dans sa maison pour regarder la vie des z'abeilles.
Et après il me demandait d'enlever mes cheveux sur l'oreiller (sa femme était très blonde...).
Pis comme tous les z'homs mariés qu'ont des maîtresses, il me disait qu'il n'avait pudutou de relations sessouelles avec sa femme...
Alors le jour où j'ai appris qu'elle était enceinte de 6 mois, j'ai définitivement compris que j'avais fait mon entrée en beauté dans le monde du Pintading.
Et je me suis vengée...
Chuis allée à "L'Enfer"... J'y ai trouvé une Suédoise qui s'appelait Thérèse...
Qui m'a un peu abusée (mais c'était purement chirurgical).
J'l'ai dit à Jean-Marcel.
Il était très très content.
Ensuite j'ai rencontré une femme-flic qu'on croyait que c'était un garçon dans le dedans d'elle-même. Elle s'appelait Peggy, et elle aussi elle m'a un peu sauté dessus en me ramenant chez moi. Mais encore une fois, j'ai rien dit pour me défendre, vu que je voulais savoir comment ça faisait de rouler des pelles à une fille.
Là aussi j'l'ai dit à Jean-Marcel.
Il m'a dit : Génial ! Présente-là moi !!!
J'ai répondu : dans ton cul ! Elle et moi c'est purement expérimental...
Il a fait : s'te plaîîît...
Ca devenait une fixette chez lui de me mélanger avec une aut' gonzesse, vu qu'il voulait même savoir si Diana Boubanèque était sessouellement envisageable...
Et je l'ai largué en lui baratinant que finalement j'étais amoureuse de la dame de la Maréchaussée.
Il s'en est jamais remis, et a clamé dans le tout-Paris que j'étais devenue lesbiannisante. Même que c'était arrivé aux z'oreilles de ma môman qui m'a dit : meuh tu vas rester comme ça ?
Et mon frère qu'en rajoutait une louchée : mais Môman t'as pas compris que Peggy c'était son mec !!!
J'ai répondu : meuh nan, j'kiffe juste ma laïfe !
Des années après, j'ai croisé Jean-Marcel chez Roche-Bobois. Il était en train d'acheter une table avec une fille magnifique...
Très jeune.
Ca m'a rappelé moi...
Une future pintade, la pauvre...








































